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LE CENTAURE


Dans la Mythologie grecque, les Centaures étaient des êtres fabuleux au torse et à tête d'homme, au corps de cheval. Ixion était tombé amoureux de l'épouse de Zeus. Ce dernier lui envoya un leurre : une nymphée qui ressemblait à son épouse. Ixion crut s'unir à la déesse. En s’échappant de cette union, il pris la forme d’un cheval et de cette union bizarroïde nacquirent les Centaures. Ceux-ci élirent domicile dans les forêts de Thessalie.  

Nés de cette union illusoire, les centaures étaient redoutables: leur violence, leur sauvagerie et leur brutalité étaient legendaires. Dans ce monde de brutes, il y avait deux exceptions : c'étaient les Centaures Chiron et Pholos.

Chiron se distinguait de ses semblables, brutaux et incultes, par sa bonté et sa sagesse. Il était réputé pour son savoir, avec de solides connaissances en botanique, en astronomie et connaissant les vertus des plantes médicinales et la chirurgie. Apollon et Artémis lui enseignèrent l'art de la médecine et de la chasse, puis il fut lui même l'éducateur d'Asclépios (Esculape), d'Achille et d'autres héros. Chiron fut donc le maître d'Esculape, qu'Apollon lui avait confié à sa naissance pour l'instruire dans l'art de la médecine et lui montrer comment panser les blessures. Parmi les cures attribuées à Chiron, on cite celle par laquelle il rendit la vue à Phoenix.

Il sauva Pélée, attaqué par les Centaures, puis, blessé, lui même accidentellement par Héraclès et souffrant atrocement, il accepta de mourir à la place de Prométhée lui cédant son droit à l'immortalité. Pour son courage et son apport a l’humanité, il fut envoyé au ciel pour y prendre place parmi les constellations sous le nom de sagittaire.

Chiron était un instructeur, un initiateur, un professeur qui savait reconnaître les dons de chaque homme et il leur apprenait à les utiliser. Ses élèves venaient à lui pour connaître la façon de développer leur potentiel au maximum.

Mi-homme mi-cheval, Chiron représente deux natures paradoxales, mais qui fusionnent vers un objectif commun, une cible lointaine. Le Centaure est celui qui va de l’avant, ni fougueux, ni reservé, mais d’un pas decidé.

Homère l'appelle «le plus juste des centaures»

Pindare le qualifie «d'ami des hommes».

Virgile, le qualifie “maître dans l'art de guérir les bestiaux”.